Le trembleur se classe dans la catégorie des pièces ornementales exécutées au tour à bois. Appelé aussi « trembloir » ou « tremblant », il apparaît à la fin du XVII siècle. Il est composé d’une succession de profils classiques ou complexes, alternés avec des parties rectilignes très finement usinées, à la limite de la rupture.

 Les trembleurs, sujets d’examen pour les aspirants compagnons au sein des différentes fédérations du XVII et XVIII siècle, continuent d’être, aujourd’hui, des exercices de style, « des passages obligés ».

 A l’origine, ils étaient réalisés bien souvent en ivoire et leur longueur n’excédait pas 300 mm. Pour des raisons évidentes de protection des animaux, l’usage de l’ivoire n’est plus du tout d’actualité et c’est pour cela qu’aujourd’hui, les pièces de tournage ornemental sont toutes exécutées en bois. Le travail en devient alors beaucoup plus difficile car le matériau bois, de part sa texture, a ses limites.

 La tournerie ornementale, qui suppose d’autres mouvements que le mouvement rotatif axé se développe à partir du XVIIIème siècle. La fabrication d’une colonne torsadée est un exemple type de ce qu’est le tournage ornemental qui va combiner plusieurs mouvements supplémentaires au mouvement initial rotatif axé. Les célèbres tourneurs français du XVII et du XVIIIème siècle, Gaspard GROLLIER II, MAUBOIS, FORCET DE LA GUICHE, et surtout François BARREAU, portent cet art à son apogée.

 

Les trembleurs sont tous exécutés dans une seule et même pièce de bois. Les défis de réalisation consistent à fabriquer un ensemble toujours plus long et toujours plus fin mais qui demeure d’une extrême fragilité.

Classification des trembleurs

 Types de trembleurs